La lutte contre la triche dans un simulateur aussi complexe que War Thunder ne repose pas uniquement sur un logiciel tiers. Gaijin rappelle que la première ligne de défense est son modèle server-authoritative. Contrairement à de nombreux shooters où le client (votre PC) décide si un tir touche, ici, c'est le serveur qui a le dernier mot. Ce système, couplé au mécanisme de Fog of War qui ne transmet les données des adversaires qu'au moment opportun, limite drastiquement l'efficacité des wallhacks.
Sur le plan technique, le changement majeur réside dans l'abandon d'EAC au profit de BattlEye (niveau Kernel) fin 2024, complété par l'outil Viking (Ring-3). Cette transition a porté ses fruits : si les vagues de bans mensuelles stagnaient sous les 300 comptes en 2023, elles ont explosé pour atteindre près de 10 000 bannissements début 2024. C'est un signal fort envoyé à la communauté : la tolérance zéro est désormais appuyée par des outils plus performants.
Côté vie privée, les joueurs s'inquiètent souvent de l'accès au noyau du système. Gaijin précise que les données collectées par Viking sont chiffrées via AES. Plus important encore pour la conformité RGPD : toutes les données de signatures non liées à un bannissement confirmé sont supprimées sous un an. Seules les preuves de triche avérée sont conservées indéfiniment pour empêcher la récidive. Pour nous, joueurs, c'est le compromis nécessaire pour éviter de voir nos parties de haut rang ruinées par des scripts de visée automatique.
